Publié le 28 octobre 2026 – Mis à jour le 15 octobre 2026
le 28 octobre 2026

Et si les morts pouvaient nous parler des vivants ?

Du 3e au 5e siècle apr. J.-C., l’Empire romain d’Occident connaît de profondes transformations politiques, sociales et religieuses qui contribuent à fragiliser l’Empire jusqu’à sa disparition en 476. Lyon (Lugdunum) et Vienne (Vienna), alors deux cités majeures de la Gaule romaine, sont elles aussi traversées par ces changements progressifs.

En archéologie, l’étude des sépultures constitue un moyen d’appréhender les sociétés anciennes. La manière dont les populations traitaient leurs défunts, les inhumaient, les paraient ou les entouraient d’objets, que l’on nomme mobilier funéraire, représente une source privilégiée pour comprendre leurs coutumes, leurs croyances et même l’organisation de leurs sociétés.

Mais dans quelle mesure les évolutions d’une société influencent-elles les pratiques funéraires ? La diffusion du christianisme à cette époque a-t-elle modifié la place accordée aux objets dans les sépultures ? Ces pratiques sont-elles si différentes d’une ville à l’autre ?

Jade Ollivier (M2 Archéologie sciences pour l’archéologie, Occident et méditerranée) a choisi d’explorer ces questions dans son mémoire. Pour cela, elle s’est appuyée sur l’étude de plus de 35 ensembles funéraires situés à Lyon, Vienne et leurs environs. À partir des données issues des fouilles archéologiques récoltées dans diverses sources, elle a constitué un catalogue normalisé pour documenter chaque site et élaboré un système d’information géographique (SIG) de manière à pouvoir les cartographier et étudier leur topographie.

Ce travail lui a ensuite permis de mener plusieurs analyses comparatives, notamment d’examiner les caractéristiques du mobilier déposé (fréquence, typologie, quantité, disposition…), de retracer l’évolution des pratiques funéraires sur l'ensemble de la période étudiée et d’ainsi interroger leur éventuel lien avec la diffusion du christianisme.

Si vous souhaitez découvrir les coulisses de la recherche archéologique et en apprendre davantage sur les sociétés de l’Antiquité tardive, retrouvez dès maintenant le mémoire de Jade Ollivier sur DUMAS !

 

Crédit : Giancarlo Revolledo, 2018, Unsplash

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